Entre Nakali et ses souvenirs effacés, ce que disent les critiques du nouveau DreamWorks

Entre un « très beau film d’animation » et un récit jugé prévisible, deux critiques lisent différemment le nouveau DreamWorks, sorti le 21 octobre 2026.

Théo Delaunay Par Théo Delaunay
3 min de lecture
Partager X Facebook E-mail
Entre Nakali et ses souvenirs effacés, ce que disent les critiques du nouveau DreamWorks
Deux enfants regardent un écran sur un lit : une scène illustrative, sans lien prouvé avec ce que disent les critiques du nouveau DreamWorks.

En bref

  • Onirik et le Journal du Geek saluent tous deux l’univers visuel du film.
  • Les deux critiques divergent sur l’originalité du scénario.
  • La bande originale et la version française sont saluées par le Journal du Geek.
  • Les créatures du folklore philippin peuvent effrayer les plus jeunes, selon Onirik.

Sorti en salles le 21 octobre 2026, le film d’animation DreamWorks L’île des souvenirs reçoit un accueil contrasté dans la presse : deux critiques en ligne y voient une réussite visuelle, mais divergent sur la force de son histoire.

Deux amies, un portail et une île philippine

Titre original Forgotten Island, le film est réalisé par Joel Crawford et Januel P. Mercado. Ils sont aussi coscénaristes, et leur film précédent, Le Chat Potté 2, date de 2022.

21 octobre 2026date de sortie en France
108 minutesdurée du film
11 filmssélection familiale d’octobre où AlloCiné le range

Jo et Raissa, amies depuis la primaire, fêtent leur dernière soirée ensemble quand elles découvrent un portail vers Nakali, île fantastique peuplée de créatures des contes philippins. Pour rentrer, elles doivent renoncer à leurs souvenirs communs et affronter la Redoutable Manananggal, la créature la plus terrifiante de l’île, avec l’aide de Raww, chien-garou. Selon le Journal du Geek, plus elles restent sur l’île, plus leurs souvenirs s’effacent : elles doivent retrouver une clé perdue.

Ce que les critiques saluent

Pour Onirik, c’est « un très beau film d’animation », à l’univers extrêmement coloré, aux teintes presque fluorescentes, avec des effets visuels empruntés aux mangas. Le Journal du Geek, lui, retient une nostalgie des années 1980 et 1990, avec une animation propre, dynamique et expressive.

Vue aérienne d’une plage tropicale avec un bateau à balancier dans une eau turquoise, bordée de palmiers.
Vue aérienne d’une plage de sable clair bordée de palmiers, avec un bateau à balancier amarré dans une eau turquoise. Photo : Ariel Raz / Pexels

Le Journal du Geek insiste aussi sur la bande originale, qui mêle compositions inédites, tubes de discothèque et influences philippines. Le compositeur est Nathan Matthew David, et Never Tear Us Apart, d’INXS, revient à plusieurs reprises, avec une reprise de Sophia Laforteza, de KATSEYE. Il félicite enfin l’écriture des personnages, secondaires et antagonistes compris, ainsi que la version française, dont la richesse d’interprétation lui rappelle Shrek. Au casting vocal, Onirik cite Manon Bresch, H.E.R., Anaïde Rozam, Liza Soberano, Manny Jacinto et Jenny Slate.

Les réserves

Côté réserves, Onirik juge l’histoire assez prévisible, peu approfondie et diluée dans des péripéties parfois trop nombreuses.

  • Le Journal du Geek note que la colorimétrie sacrifie parfois la lisibilité de l’action.
  • Les dialogues conservent de nombreux mots et expressions philippins sans les traduire systématiquement.
  • Les créatures du folklore philippin peuvent impressionner, voire effrayer, les plus jeunes spectateurs, selon Onirik.

Deux lectures face à face

Point Onirik Journal du Geek
Folklore philippin Renouvelle le bestiaire fantastique habituel Imprègne le récit et les dialogues
Scénario Assez prévisible, trop de péripéties Classique mais sans facilité, lisible pour enfants et adultes
Verdict « Un très beau film d’animation » Le titre de sa critique parle du « meilleur film d’animation de l’année »

Ces avis ne forment pas un consensus : le Journal du Geek juge le récit classique tout en saluant son rythme, quand Onirik regrette un manque d’audace.

Choisir sa séance

Une nouvelle bande-annonce d’Universal Pictures a été dévoilée en juin 2026. Selon Écran Large, la version originale insiste sur l’aventure et la version sous-titrée sur l’histoire familiale. Pour une sortie avec des enfants, les créatures évoquées par Onirik constituent le point de vigilance. Le film figure aussi dans la sélection familiale d’octobre, aux côtés du film Le Corset.

Photo : Ivan S / Pexels

Théo Delaunay

Actualités du cinéma et chroniques

Théo Delaunay

J'ai découvert le cinéma avec les cassettes de mon père, puis au ciné-club de mon lycée à Tours. J'écris ici mes chroniques de films récents, sans rien dévoiler de l'intrigue et en disant franchement quand je me suis ennuyé. Je travaille à côté dans une librairie, ce qui explique mon goût pour les adaptations.